France, 1997
« Mon grand-père aimait le passé. Moi, j'étais comme tout le monde : je préférais les filles, et les baisers. Je ne pensais à rien d'autre. Je venais d'avoir seize ans. J'étais en terminale. Je préparais le bac. L'école m'ennuyait à périr. Et la vie encore plus. Je détestais le lycée, les lundis, la roulette russe des examens et, plus tard, des concours, la sombre noria des jours. Je détestais plus encore le monde autour de moi et la vie devant moi. Le monde me cassait les pieds, la vie me faisait peur»
Une parenthèse littéraire
Difficile de reconnaître le style Jean d’Ormesson dans ce roman, hormis peut être la dimension autobiographique du roman.
Loin des principes métaphysiques et masturbations intellectuelles en tout genre, Casimir mène la grande vie s’inscrit de part son style, son nombre de pages et sa légèreté dans une catégorie que Jean d’Ormesson n’avait jamais exploré auparavant. : Le roman d’aventure avec pour héros principal, une sorte d’Arsène Lupin !
Une complicité rebelle
Un adolescent blasé et un grand père indigné face à l’injustice de notre société, voici finalement deux personnages que tout rassemblent. Cette complicité, ils la partageront avec certains amis : un membre de l'Académie, Éric, un jeune trotskiste, et sa compagne Leilai.
A eux cinq ils formeront le Groupe dans le but de voler aux corrompus et aux traîtres pour donner aux nécessiteux. Très vite, le Groupe va se transformer en casseurs socialement responsables. Que deviendra le Groupe à la mort du grand père ?
Un roman plein d’humour malgré une complicité entre les deux personnages qui s’effrite au fil des pages.