Trilogie New Yorkaise (La) - Auster, Paul
Etats UNis, 2002
"De toutes les qualités qui ont justifié le succès de la Trilogie new-yorkaise, l'art de la narration est sans doute la plus déterminante. C'est qu'il suffit de s'embarquer dans la première phrase d'un de ces trois romans pour être emporté dans les péripéties de l'action et étourdi jusqu'au vertige par les tribulations des personnages. Très vite pourtant, le thriller prend une allure de quête métaphysique et la ville, illimitée, insaisissable, devient un gigantesque échiquier où Auster dispose ses pions pour mieux nous parler de dépossession."
Un roman 100% austerien
Dans la trilogie New Yorkaise, les thèmes qui deviendront chers à Paul Auster sont plantés : New York, solitude, errance des personnages, hasard...Tout y est ! Des thèmes qui vont nourrir sublimement la narration pour faire de ce roman, un incontournable de Paul Auster. Alors comme dans la plupart de ses prochains romans, New York devient le lieu de errance de ses personnages, des filatures, le labyrinthe américain où les héros se perdent à force de se chercher. Chaque personnage est comme absorbé par des quêtes sans fin.
D'ailleurs tout commence par un faux numéro, dans la citée de verre, un homme demande à parler a Paul Auster. Dès le premier paragraphe commence une mise en abyme vertigineuse qui conduira Quinn l'apprenti détective au coeur de la folie. La seconde histoire, Revenants, s'apparente à un méli mélo de personnages sans noms : M.Noir, Blanc, Bleu où les uns observent les autres mais qui est qui ? qui fait quoi ? Et enfin la troisième histoire, la chambre dérobée, écrite à la première personne raconte une amitié fusionnelle ou l'un prend la vie de l'autre à moins que cela soit l'inverse ...
Un roman à lire dans son ensemble car les trois oeuvres se mêlent, se chevauchent et n'acquièrent leur véritable profondeur qu'après la lecture des trois. Un livre à conseiller dans toutes les bibliothèques ou pour les fans de littérature américaine !