Etats Unis, 1991
" Je suis créatif, je suis jeune, extrêmement motivé et extrêmement performant. Autrement dit, je suis foncièrement indispensable a la société ". Avec son sourire carnassier et ses costumes chics, Patrick Bateman correspond au profil type du jeune Yuppie des années Trump. Comme ses associés de la Chemical Bank,il est d'une ambition sans scrupules. Comme ses amis, de il rythme ses soirées-cocktails pauses cocaïne. À la seule différence que Patrick Bateman viole torture et tue. La nuit, il dévoile sa double personnalité en agressant de simples passants, des clochards, voire un ami. Mais il ne ressent jamais rien. Juste une légère contrariété lorsque ses scénarios ne se déroulent pas exactement comme prévu... "
Ame sensible s'abstenir
A priori, l'on est forcément attiré par ce golden boy brillant, Patrick Bateman, à qui tout réussi.
Et pourtant obsédé par l'argent et la réussite, il cultive les choses immorales et se distingue par son matérialisme excessif. Il deviendra au fur et à mesure du récit un psychopathe égorgeur... Ainsi, le héros est planté !
La précision dans la description des scènes, des objets, des marques est intérressante mais donne une certaine lourdeur au récit. Autre constatation, la violence apparaît un peu inopinément au milieu des autres moments de sa vie où dominent très largement ses obsessions vestimentaires, sa forme physique et ses sorties branchés...
On aurait sûrement aimé en connaître davantage sur le profil psychologique de ce héros, pourquoi tuer si sauvagement et gratuitement, sans mobile ? Quelles sont ses blessures du passé ? A cela aucune réponse, hélas ...
Loin du roman de JH Griffin, "Dans la peau d'un noir" (1976), Bret Easton Ellis aurait pourtant pu titrer son roman "Dans la peau d'un psychopathe".
Je déconseille donc ce livre aux âmes sensibles, aux femmes et aux anti-matérialistes.